La revalorisation des retraites en 2027 ne serait plus la même pour tous. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2027, déposé à l’Assemblée nationale le 1er octobre 2026, prévoit que seules les pensions de base des retraités touchant au total 1 260 € par mois ou moins suivent l’inflation au 1er janvier. Au-dessus, la hausse serait réduite, voire nulle. Il s’agit d’un projet, sous réserve du vote du Parlement d’ici fin décembre : tant que rien n’est voté, la règle actuelle (revalorisation de toutes les pensions sur l’inflation) reste le droit en vigueur. Voici ce que dit exactement le texte, qui est concerné, et ce que cela représente en euros.
Revalorisation retraite 2027 : seuils, gel et exemples
L'essentiel
Selon l'article 35 du PLFSS 2027 déposé le 1er octobre 2026, les pensions de base seraient revalorisées de l'inflation au 1er janvier 2027 si le total de vos retraites ne dépasse pas 1 260 € par mois. Au-delà de 1 281 €, elles resteraient gelées sauf décret, avec un second seuil à 2 034 €. C'est un projet, non voté.
Quelle revalorisation des retraites prévoit le PLFSS 2027 ?
L’article 35 du projet de loi n° 3211 déroge, pour 2027 seulement, à la revalorisation automatique des pensions sur l’inflation. Les pensions de base seraient revalorisées en totalité jusqu’à 1 260 € de retraite totale par mois, partiellement entre 1 260 € et 1 281 €, et gelées au-delà sauf décret contraire.
Aujourd’hui, l’exposé des motifs du projet le rappelle : la loi prévoit la revalorisation automatique des pensions au 1er janvier « en fonction de l’inflation constatée sur douze mois ». C’est ainsi que les pensions de base ont augmenté de 0,9 % au 1er janvier 2026. Le gouvernement propose de suspendre cette automaticité pour un an : l’augmentation des retraites en 2027 dépendrait du niveau de pension, avec un gel des pensions de base pour une partie des retraités.
Sous-indexation et gel : une pension est sous-indexée lorsqu’elle augmente moins vite que les prix (par exemple de 0,8 % quand l’inflation atteint 1,7 %). Elle est gelée lorsqu’elle n’augmente pas du tout : son montant brut reste identique d’une année sur l’autre, et le pouvoir d’achat recule du montant de l’inflation.
Le gouvernement justifie la mesure par le déficit de la branche vieillesse, chiffré à 4,5 milliards d’euros en 2024 et attendu à 6,8 milliards d’euros en 2025 dans l’exposé des motifs. Si aucune pension au-dessus de 1 281 € n’était revalorisée, l’impact total serait de 4,0 milliards d’euros en 2027, dont 3,0 milliards pour les comptes de la branche vieillesse, selon le même document.
1 260 €
de pension totale par mois : le seuil sous lequel la retraite de base suivrait l'inflation en 2027
Source : projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027, n° 3211, article 35, déposé le 1er octobre 2026.
Quels sont les seuils exacts : 1 260 €, 1 281 € et 2 034 € ?
Le texte fixe trois seuils de pension totale mensuelle. Jusqu’à 1 260 €, revalorisation pleine. De 1 260 € à 1 281 €, quatre paliers de lissage avec une hausse réduite. Au-delà de 1 281 €, un gel par défaut, que le gouvernement peut lever par décret, avec six paliers jusqu’à 2 034 € puis une dernière tranche au-dessus.
Concrètement, l’article 35 organise les tranches suivantes :
- Jusqu’à 1 260 € par mois : la pension de base est revalorisée du plein taux légal, celui de l’inflation.
- De 1 260 € à 1 281 € : quatre paliers (jusqu’à 1 265 €, 1 270 €, 1 275 € et 1 281 €) reçoivent une revalorisation réduite par un coefficient fixé par décret, sans jamais pouvoir baisser. Ces paliers évitent qu’un euro de pension en plus fasse perdre toute la hausse.
- De 1 281 € à 2 034 € : six paliers (jusqu’à 2 000 €, 2 007 €, 2 014 €, 2 021 €, 2 028 € et 2 034 €). Sans décret, la pension de base reste au niveau de 2026. Un décret peut leur accorder une hausse, au plus égale à la plus faible de celles des paliers de 1 260 € à 1 281 €.
- Au-delà de 2 034 € : la hausse éventuelle est au plus égale à la plus faible de celles accordées aux six paliers précédents. Le gouvernement a annoncé un gel pour ces pensions (Tripalio, 1er octobre 2026).
Le seuil de 1 281 € n’est pas choisi au hasard : l’exposé des motifs le présente comme le niveau de pension minimal prévu pour une personne ayant une carrière complète. Quand la presse parle d’une sous-indexation des retraites entre 1 260 € et 2 034 € et d’un gel au-delà, elle décrit l’option la plus progressive, que le texte autorise en mobilisant « deux seuils de revalorisation (1 281 euros et 2 034 euros) ». Mais en l’absence de décret, la règle par défaut reste le gel de toutes les pensions de base au-dessus de 1 281 €.
Quel montant de pension compte pour savoir si vous êtes concerné ?
Le seuil s’apprécie sur le montant mensuel total de toutes vos pensions au 31 décembre 2026 : retraites de base et complémentaires, pensions de réversion comprises, majorations incluses. Seule la majoration pour tierce personne est exclue. Ce n’est donc pas la seule pension de base qui compte, mais l’ensemble de vos retraites.
Le texte vise les pensions « de droit direct et dérivé servies à l’assuré par les régimes légaux ou rendus légalement obligatoires ». Le droit direct, c’est votre propre retraite ; le droit dérivé, c’est la pension de réversion perçue après le décès d’un conjoint. Une veuve qui touche 900 € de retraite personnelle et 500 € de réversion se situe donc à 1 400 €, au-dessus du seuil de 1 281 €.
Deux précisions encore incertaines. Le projet parle de « montant mensuel total » sans préciser brut ou net ; le cabinet Kohen Avocats le lit en montants bruts (1er octobre 2026). Et le seuil est individuel : il porte sur les pensions servies à « l’assuré », pas sur les revenus du couple. Une précision réglementaire pourra venir avec les décrets.
Savoir de quel côté du seuil vous vous situez ne suffit pas : reste à mesurer l'écart avec le revenu que vous visez.
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La retraite complémentaire Agirc-Arrco est-elle concernée ?
Non, pas directement : l’article 35 ne vise que les pensions des régimes obligatoires de base. La retraite complémentaire Agirc-Arrco des anciens salariés du privé est revalorisée chaque 1er novembre par décision des partenaires sociaux qui gèrent le régime. Elle entre en revanche dans le total qui détermine le sort de votre pension de base.
Le PLFSS rappelle que les partenaires sociaux de l’Agirc-Arrco ont déjà pris « des décisions similaires », avec une cible de sous-indexation de 0,4 point par rapport à l’inflation hors tabac prévue par l’accord national interprofessionnel du 5 octobre 2023, pour les années 2024 à 2026. La revalorisation des complémentaires se fait au 1er novembre, selon une formule propre au régime (La Couronne, 26 août 2026) ; à la date de cet article, la décision de novembre 2026 n’est pas publiée.
Conséquence pratique : pour un ancien salarié du privé, la mesure ne touche qu’une partie de la retraite, la pension de base. Pour un ancien fonctionnaire, dont la pension principale est servie par un régime de base, elle porte sur la quasi-totalité de la retraite. À montant total égal, l’effet en euros est donc plus fort dans la fonction publique. Le texte prévoit aussi qu’un décret adapte la mesure aux régimes de base calculés en points.

Quel taux d’inflation pour la revalorisation du 1er janvier 2027 ?
Le taux exact n’est pas encore connu. Il correspond à l’évolution de la moyenne des prix hors tabac sur les douze derniers indices publiés par l’Insee (novembre 2025 à octobre 2026), connus en novembre. Les estimations de presse le situent autour de 1,6 % à 1,7 % (Direct Mag, 4 octobre 2026).
La Couronne estimait le taux à 1,6 % fin août 2026, en précisant que tant que les indices de septembre et d’octobre ne sont pas publiés, « aucun calcul ne peut être considéré comme définitif ». Direct Mag évoque, au 4 octobre, un taux qui se rapprocherait de 1,7 % avec l’inflation la plus récente. Pour mémoire, l’hypothèse d’inflation hors tabac retenue par le gouvernement pour l’ensemble de 2026 est de 2,1 % dans les annexes du PLFSS : ce chiffre porte sur l’année civile et ne se confond pas avec le coefficient de revalorisation.
Dans les exemples ci-dessous, nous retenons 1,7 % comme hypothèse de travail. Si le taux définitif diffère, les montants évoluent dans la même proportion. La revalorisation de janvier apparaît en général sur le versement de début février, les pensions étant payées à terme échu.
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Exemple chiffré : combien perdent des retraités à 1 100 €, 1 700 € et 2 400 € ?
Avec une inflation de 1,7 %, un retraité à 1 100 € de pension totale ne perdrait rien. À 1 700 €, la pension de base gelée représenterait un manque à gagner d’environ 18,70 € par mois, soit 224,40 € en 2027. À 2 400 €, environ 27,20 € par mois et 326,40 € sur l’année.
Prenons trois anciens salariés du privé. Les montants sont des cas types construits pour l’exemple : nous répartissons chaque pension entre base et complémentaire, car seule la base est visée par le PLFSS.
- Monique, 1 100 € par mois (800 € de base, 300 € de complémentaire). Elle est sous 1 260 € : sa pension de base suit l’inflation. 800 × 1,7 % = 13,60 € de plus par mois, soit 163,20 € sur l’année. Le projet ne change rien pour elle.
- Alain, 1 700 € par mois (1 100 € de base, 600 € de complémentaire). Il est entre 1 281 € et 2 034 €. Avec la règle actuelle, il gagnerait 1 100 × 1,7 % = 18,70 € par mois. Sans décret, sa pension de base reste à 1 100 € : manque à gagner de 18,70 € par mois, 224,40 € par an. Un décret pourrait lui accorder une partie de la hausse.
- Bernard, 2 400 € par mois (1 600 € de base, 800 € de complémentaire). Il est au-dessus de 2 034 €, la tranche pour laquelle le gouvernement annonce un gel. Manque à gagner : 1 600 × 1,7 % = 27,20 € par mois, 326,40 € par an.
| Pension totale mensuelle | Dont pension de base | Hausse avec la règle actuelle (1,7 %) | Hausse avec le PLFSS 2027 sans décret | Manque à gagner par mois | Manque à gagner sur 2027 |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 100 € (Monique) | 800 € | + 13,60 € | + 13,60 € | 0 € | 0 € |
| 1 700 € (Alain) | 1 100 € | + 18,70 € | 0 € (hausse partielle possible par décret) | jusqu’à 18,70 € | jusqu’à 224,40 € |
| 2 400 € (Bernard) | 1 600 € | + 27,20 € | 0 € (gel annoncé) | 27,20 € | 326,40 € |
| 2 400 €, ancien fonctionnaire | 2 400 € | + 40,80 € | 0 € (gel annoncé) | 40,80 € | 489,60 € |
Ces montants sont bruts, avant prélèvements sociaux et impôt, et ne tiennent pas compte de la revalorisation de la complémentaire, qui relève de l’Agirc-Arrco. La dernière ligne montre l’écart avec la fonction publique : à 2 400 € de pension totale, tout relève du régime de base, et le manque à gagner monte à 489,60 € par an. Pour les retraités imposables, le projet de budget prévoit aussi de raboter l’abattement fiscal de 10 % sur les pensions (Tripalio) : son plafond passerait de 4 439 € à 3 000 € par foyer pour les pensions de retraite.
Une pension gelée en 2027 sera-t-elle rattrapée plus tard ?
Pas automatiquement. Le texte ne prévoit aucun rattrapage : les revalorisations des années suivantes, revenues à la règle de l’inflation à partir de 2028 selon les annexes du PLFSS, s’appliqueront sur un montant resté au niveau de 2026. Seule exception : un décret peut relever la hausse au cours de 2027, avec effet rétroactif au 1er janvier.
Le projet encadre cette possibilité. Le comité de suivi des retraites transmet une proposition de coefficient au gouvernement ; un décret peut être pris « plusieurs fois au cours de l’année 2027 », uniquement à la hausse et dans la limite de l’inflation. Sans décret publié au plus tard le 31 octobre 2027, le coefficient reste fixé à un, c’est-à-dire au gel.
Un gel en 2027 ne se rattrape pas tout seul : les revalorisations des années suivantes s’appliqueront sur un montant resté au niveau de 2026. Pour Bernard, 326,40 € de moins par an pendant dix ans de retraite représentent environ 3 264 €, avant même l’effet des revalorisations ultérieures calculées sur une base plus faible. Le texte prévoit en revanche qu’« aucune pension ne pourra voir son montant baisser » : le coefficient ne peut pas être inférieur à un.
Un gel en 2027 ne se rattrape pas tout seul : les revalorisations des années suivantes s'appliqueront sur un montant resté au niveau de 2026.
Quand la mesure sera-t-elle définitive ?
Pas avant la fin de l’année. Le Parlement dispose de 50 jours pour examiner le projet de loi de financement de la sécurité sociale, ce qui place le vote final en décembre 2026, avant un éventuel examen par le Conseil constitutionnel. Le texte peut être amendé d’ici là : seuils, paliers et mécanisme ne sont pas acquis.
Selon Kohen Avocats (1er octobre 2026), l’Assemblée nationale dispose de 20 jours pour se prononcer en première lecture, le Sénat de 15 jours, et le délai constitutionnel total est de 50 jours ; faute de décision du Parlement dans ce délai, le gouvernement peut mettre en œuvre le texte par ordonnance. Le calendrier type est le suivant :
- 1er octobre 2026 : dépôt du projet de loi n° 3211 à l’Assemblée nationale.
- Novembre 2026 : publication par l’Insee des indices de prix d’octobre, qui fixent le taux d’inflation de référence.
- Décembre 2026 : vote définitif attendu, puis promulgation de la loi de financement.
- 1er janvier 2027 : revalorisation des pensions de base selon le texte voté.
- Jusqu’au 31 octobre 2027 : décrets possibles pour revaloriser les pensions au-dessus du seuil.
Nous mettrons cet article à jour à chaque étape. Le panorama des autres mesures du budget (impôt sur le revenu, épargne, donations) est suivi dans notre dossier budget 2027.
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Comment protéger son pouvoir d’achat à la retraite après cette mesure ?
En ne comptant pas uniquement sur la revalorisation des régimes obligatoires. Le PLFSS 2027 montre que l’indexation sur l’inflation n’est pas intangible : le comité de suivi des retraites recommande même une sous-indexation de deux points cumulés d’ici 2030. Un complément de revenus constitué à côté (PER, assurance-vie, immobilier) amortit ce risque.
L’ordre de grandeur aide à se situer. Compenser les 18,70 € mensuels qui manqueraient à Alain pendant vingt ans de retraite représente 4 488 € de capital à mobiliser, hors rendement et hors effet des années suivantes. Ce n’est pas un montant hors de portée, à condition de s’y prendre tôt.
Les leviers diffèrent selon votre situation :
- Vous êtes encore en activité : le plan d’épargne retraite permet de déduire vos versements de votre revenu imposable, dans la limite de 37 680 € en 2026 (4 710 € au minimum). Notre guide du PER détaille déduction et fiscalité à la sortie, et seuls les versements effectués d’ici le 31 décembre 2026 s’imputent sur les revenus 2026.
- Vous êtes déjà retraité : les versements sur un PER ne sont plus déductibles après 70 ans depuis le 1er janvier 2026, et les sorties de PER supportent 18,6 % de prélèvements sociaux (service-public.gouv.fr). L’assurance-vie, dont les gains restent soumis à 17,2 %, se prête souvent mieux à des retraits réguliers et à la transmission.
- Dans tous les cas : chiffrer d’abord l’écart entre votre pension estimée et le revenu que vous visez. Notre simulateur d’épargne retraite donne un ordre de grandeur immédiat, et notre guide complet pour préparer sa retraite compare PER, assurance-vie et immobilier selon l’âge.
Les frais du contrat comptent autant que l’avantage fiscal : notre comparatif des meilleurs PER classe les offres sur des critères publics. Retrouvez l’ensemble de nos guides dans la rubrique retraite et PER.
Ces informations sont générales et ne constituent pas un conseil personnalisé. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
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Sources
- Assemblée nationale : projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027, n° 3211, déposé le 1er octobre 2026 (article 35 et annexes), consulté le 7 octobre 2026
- Assemblée nationale : dossier législatif PLFSS 2027
- Kohen Avocats : projet de loi de financement de la sécurité sociale 2027, dépôt le 1er octobre 2026, retraites, déficit et navette (1er octobre 2026)
- Toutsurmesfinances : retraites, les pensions moins revalorisées voire gelées au-delà de 1 260 euros en 2027 (1er octobre 2026)
- Tripalio : PLFSS 2027, les mesures d'économies prévues pour limiter le déficit à 12,7 Md€ (1er octobre 2026)
- Direct Mag : pensions de retraite, les seuils de revalorisation en 2027 (4 octobre 2026)
- Sorenir : gel des pensions de base au-delà de 2 034 euros, PLFSS 2027 (19 septembre 2026)
- La Couronne : revalorisation des retraites 2027, estimation à 1,6 % (26 août 2026)
- Service-public.gouv.fr : PER individuel, de nouvelles règles depuis le 1er janvier 2026 (actualité du 29 avril 2026)
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Vos questions, nos réponses
Ma retraite va-t-elle augmenter le 1er janvier 2027 ?
Si le total de vos pensions (base, complémentaire et réversion) ne dépasse pas 1 260 € par mois au 31 décembre 2026, votre retraite de base suivrait l'inflation au 1er janvier 2027, comme aujourd'hui. Au-dessus, la hausse serait réduite ou nulle selon les décrets. Ce dispositif figure dans le PLFSS 2027 et doit encore être voté par le Parlement d'ici fin décembre.
Le seuil de 1 260 € est-il calculé sur la pension de base seule ?
Non. L'article 35 du projet retient le montant mensuel total de toutes vos pensions de droit direct et de réversion, versées par l'ensemble des régimes obligatoires, complémentaires compris, apprécié au 31 décembre 2026. Seule la majoration pour tierce personne est exclue du calcul. En revanche, seule la pension de base est concernée par la revalorisation réduite.
La retraite complémentaire Agirc-Arrco sera-t-elle gelée en 2027 ?
Le PLFSS ne la gèle pas : il ne vise que les régimes obligatoires de base. La retraite complémentaire Agirc-Arrco des anciens salariés du privé est revalorisée chaque 1er novembre par décision des partenaires sociaux qui pilotent le régime. Elle compte toutefois dans le total qui détermine si votre pension de base est revalorisée.
Ma pension peut-elle baisser en 2027 ?
Non, selon le texte du projet : les coefficients de revalorisation ne peuvent pas être inférieurs à un, ce qui interdit toute baisse du montant brut de la pension de base. Au pire, celle-ci serait maintenue à son niveau de 2026. Le gouvernement peut seulement relever les coefficients par décret au cours de l'année 2027, jamais les réduire.
Combien perd un retraité à 2 400 € par mois si sa pension est gelée ?
Avec une inflation de l'ordre de 1,7 % et une pension de base de 1 600 € sur 2 400 €, le manque à gagner serait d'environ 27,20 € par mois, soit 326,40 € sur l'année 2027. Pour un ancien fonctionnaire dont les 2 400 € relèvent d'un régime de base, il atteindrait 40,80 € par mois, soit 489,60 € par an.
Quand saura-t-on si le gel des retraites est définitif ?
Le Parlement dispose de 50 jours pour examiner le projet de loi de financement de la sécurité sociale, soit un vote attendu d'ici fin décembre 2026. Le taux d'inflation exact sera connu en novembre avec les indices de l'Insee. Ensuite, le gouvernement aura jusqu'au 31 octobre 2027 pour accorder, par décret, une revalorisation aux pensions au-dessus du seuil.
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