Droits de succession 2026 : le guide complet

Un repas de famille sur trois générations dans un jardin en été

L'essentiel

En ligne directe, chaque enfant bénéficie d'un abattement de 100 000 € puis d'un barème progressif de 5 à 45 % (article 777 du CGI, impots.gouv.fr). Le conjoint marié et le partenaire pacsé sont exonérés. Sur un patrimoine de 400 000 € transmis à deux enfants, les droits atteignent environ 36 400 € sans préparation.

Transmettre un patrimoine en France peut coûter de 0 à 60 % selon un seul facteur : la préparation. Entre le barème progressif qui grimpe à 45 % en ligne directe, les abattements renouvelables tous les 15 ans et l’assurance-vie qui transmet hors succession, l’écart entre une transmission subie et une transmission anticipée se chiffre souvent en dizaines de milliers d’euros. Ce guide passe en revue les règles 2026, avec des exemples calculés ligne à ligne.

Combien coûtent les droits de succession en 2026 ?

Les droits de succession se calculent sur la part reçue par chaque héritier, après abattement, selon un barème progressif de 5 à 45 % en ligne directe (enfants et parents). Les frères et sœurs sont taxés à 35 ou 45 %, les neveux et nièces à 55 %, et les personnes sans lien de parenté à 60 %. Le conjoint marié et le partenaire pacsé sont totalement exonérés.

Définition des droits de succession : impôt dû par chaque héritier ou légataire sur la part nette qu’il reçoit d’une personne décédée. Le calcul suit trois étapes : évaluation de la part reçue, application d’un abattement qui dépend du lien de parenté, puis taxation du solde selon un barème propre à ce lien (articles 777 et 779 du code général des impôts).

Le barème 2026 en ligne directe (enfants, petits-enfants, parents)

Part taxable (après abattement) Taux applicable
Jusqu’à 8 072 € 5 %
De 8 072 € à 12 109 € 10 %
De 12 109 € à 15 932 € 15 %
De 15 932 € à 552 324 € 20 %
De 552 324 € à 902 838 € 30 %
De 902 838 € à 1 805 677 € 40 %
Au-delà de 1 805 677 € 45 %

Source : article 777 du CGI, barème en vigueur en 2026 (impots.gouv.fr). En pratique, la tranche à 20 % concentre l’essentiel des successions françaises : elle s’étend de 15 932 € à 552 324 € de part taxable.

Exemple complet : 400 000 € transmis à deux enfants

Prenons un parent veuf qui laisse un patrimoine net de 400 000 € à ses deux enfants, sans aucune préparation.

Étape du calcul Montant par enfant
Part reçue (400 000 € / 2) 200 000 €
Abattement en ligne directe 100 000 €
Part taxable 100 000 €
Tranche à 5 % (sur 8 072 €) 404 €
Tranche à 10 % (sur 4 037 €) 404 €
Tranche à 15 % (sur 3 823 €) 573 €
Tranche à 20 % (sur 84 068 €) 16 814 €
Droits dus par enfant environ 18 195 €

Total pour la famille : environ 36 390 €, soit à peu près 9 % du patrimoine transmis. C’est le coût de l’absence d’anticipation : nous verrons plus bas que des donations échelonnées, une assurance-vie bien construite ou un démembrement auraient pu réduire cette facture de façon très significative.

Et pour un tiers sans lien de parenté : 60 %

Le contraste est brutal. Si les mêmes 400 000 € étaient légués à un ami ou à un concubin non pacsé, l’abattement tombe à 1 594 € et le taux unique est de 60 % : la facture atteindrait environ 239 000 €, plus de la moitié du patrimoine. Le concubinage, même de longue durée, n’ouvre aucun droit successoral ni aucune exonération : seul le mariage ou le PACS protège fiscalement le partenaire.

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Quels abattements réduisent les droits de succession ?

Chaque héritier bénéficie d’un abattement lié à son lien de parenté avec le défunt : 100 000 € par enfant, 15 932 € par frère ou sœur, 7 967 € par neveu ou nièce, 1 594 € à défaut d’autre abattement. Le conjoint marié et le partenaire pacsé sont exonérés en totalité. En matière de donation, ces abattements se reconstituent tous les 15 ans.

Bénéficiaire Abattement 2026 Barème après abattement
Conjoint marié ou partenaire de PACS Exonération totale Aucun droit
Enfant (ou parent) 100 000 € 5 à 45 %
Petit-enfant (par succession) 1 594 € 5 à 45 %
Frère ou sœur 15 932 € 35 % puis 45 % au-delà de 24 430 €
Neveu ou nièce 7 967 € 55 %
Personne handicapée (tout lien) 159 325 € en plus de l’abattement de droit commun Selon le lien
Autre personne (ami, concubin) 1 594 € 60 %

Source : articles 779, 788 et 790 B et suivants du CGI (service-public.fr, 2026).

Trois précisions changent souvent le résultat final :

  • L’abattement de 100 000 € par enfant se renouvelle tous les 15 ans pour les donations. Un parent qui donne 100 000 € à 60 ans peut redonner 100 000 € en franchise à 75 ans, puis laisser encore 100 000 € exonérés à son décès si 15 ans se sont à nouveau écoulés. C’est le mécanisme central de toute stratégie de transmission.
  • Le partenaire pacsé est exonéré mais n’hérite pas automatiquement. Sans testament, il ne reçoit rien du tout. L’exonération fiscale ne vaut que pour ce qu’un testament lui attribue : la rédaction du testament est donc indispensable pour les couples pacsés.
  • Les frères et sœurs peuvent être totalement exonérés dans un cas précis (article 796-0 ter du CGI) : être célibataire, veuf, divorcé ou séparé, être âgé de plus de 50 ans ou infirme, et avoir vécu avec le défunt de façon constante pendant les 5 années précédant le décès. Cette exonération vise les fratries qui ont partagé leur vie, typiquement deux sœurs âgées vivant sous le même toit.

Le cas des petits-enfants : ne pas confondre donation et succession

L’écart de traitement des petits-enfants est l’un des pièges les plus fréquents. De leur vivant, les grands-parents disposent d’un abattement de 31 865 € par petit-enfant tous les 15 ans, auquel peut s’ajouter le don familial d’argent de 31 865 € sous conditions d’âge. Par succession, en revanche, un petit-enfant qui hérite directement (par testament, par exemple) ne bénéficie que de l’abattement résiduel de 1 594 €.

Une exception importante : la représentation. Lorsqu’un enfant du défunt est décédé avant lui ou renonce à la succession, ses propres enfants viennent à sa place et se partagent son abattement de 100 000 € ainsi que sa part au barème en ligne directe. Deux petits-enfants représentant leur parent prédécédé disposent ainsi de 50 000 € d’abattement chacun. Pour transmettre volontairement une génération plus bas, la renonciation d’un enfant au profit de ses propres enfants ou la donation transgénérationnelle sont des options que le notaire peut chiffrer.

Comment l’assurance-vie transmet-elle un capital hors succession ?

L’assurance-vie obéit à une fiscalité propre, distincte des droits de succession : pour les versements effectués avant 70 ans, chaque bénéficiaire désigné reçoit jusqu’à 152 500 € en franchise totale, puis le capital est prélevé à 20 % jusqu’à 700 000 € taxables et à 31,25 % au-delà. Pour les versements après 70 ans, un abattement global de 30 500 € s’applique, mais tous les gains restent exonérés.

C’est l’outil de transmission le plus utilisé des Français, pour trois raisons :

  1. Il s’ajoute aux abattements successoraux. Les 152 500 € par bénéficiaire (article 990 I du CGI) sont indépendants des 100 000 € par enfant : un parent peut transmettre à chaque enfant 100 000 € par la succession et 152 500 € par l’assurance-vie, soit 252 500 € sans aucun impôt. Le projet de budget 2027 réserverait cet avantage aux contrats alimentés en argent : voir les conditions posées par le PLF 2027 pour l’assurance vie.
  2. Il permet de gratifier qui l’on veut. Un concubin, un neveu ou un ami, taxés à 55 ou 60 % dans une succession classique, reçoivent jusqu’à 152 500 € en franchise via l’assurance-vie, puis 20 % au lieu de 60 %. Pour les transmissions hors ligne directe, l’écart est considérable.
  3. Même après 70 ans, l’enveloppe reste pertinente. L’abattement tombe à 30 500 € au global (article 757 B du CGI) et ne porte que sur les primes versées, mais tous les intérêts et plus-values générés par ces versements sont exonérés. Un versement de 30 500 € à 71 ans qui devient 50 000 € au décès transmet 50 000 € sans droits.

Définition de la clause bénéficiaire : disposition du contrat d’assurance-vie qui désigne la ou les personnes recevant le capital au décès de l’assuré. C’est elle qui détermine qui reçoit quoi, dans quel ordre et à quelles conditions. Une clause imprécise, obsolète (ex-conjoint toujours désigné) ou vide peut faire réintégrer le capital dans la succession et ruiner l’avantage fiscal.

La rédaction de la clause bénéficiaire est le point le plus négligé : la clause standard « mon conjoint, à défaut mes enfants » convient à beaucoup de situations, mais une famille recomposée, un enfant vulnérable ou un patrimoine important justifient une clause sur mesure (démembrement de la clause, attribution en pourcentages, bénéficiaires de second rang). Notre guide où investir 100 000 € détaille comment structurer une assurance-vie patrimoniale et sa clause bénéficiaire, et notre page placements compare les enveloppes disponibles.

Attention enfin aux primes manifestement exagérées : des versements disproportionnés par rapport au patrimoine et à l’âge du souscripteur peuvent être requalifiés par le juge et réintégrés dans la succession. L’assurance-vie est un outil de transmission, pas un moyen de déshériter.

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Faut-il donner de son vivant pour réduire les droits ?

Oui, dans la plupart des situations patrimoniales : la donation est le levier le plus puissant de réduction des droits de succession. Chaque parent peut donner 100 000 € à chaque enfant tous les 15 ans en franchise de droits, plus 31 865 € de dons d’argent sous conditions d’âge. Donner tôt permet de cumuler plusieurs fenêtres d’abattement au cours d’une vie.

Le principe tient en une phrase : les abattements se reconstituent tous les 15 ans, donc plus la première donation est précoce, plus le nombre de fenêtres utilisables est grand. Un couple qui commence à donner à 55 ans peut utiliser trois fenêtres complètes avant 90 ans ; le même couple qui attend 80 ans n’en utilisera qu’une, et encore, sous réserve du délai de rappel fiscal.

À ces 100 000 € s’ajoute le don familial de sommes d’argent (article 790 G du CGI) : 31 865 € supplémentaires par parent et par enfant, exonérés, à condition que le donateur ait moins de 80 ans et que le bénéficiaire soit majeur. Un couple peut ainsi transmettre à chaque enfant jusqu’à 263 730 € tous les 15 ans sans aucun droit (2 x 100 000 € + 2 x 31 865 €). Le projet de loi de finances pour 2027 propose, pour le premier semestre 2027, de porter le don familial à 50 000 € et de créer une donation d’argent au taux unique de 6 % ; rien n’est voté.

La donation ne se réduit pas à un virement : donation-partage pour figer les valeurs et préserver l’équité, donation avec réserve d’usufruit pour donner sans se démunir des revenus, présent d’usage pour les occasions familiales. Ces mécanismes, leurs déclarations et leurs pièges sont détaillés dans notre guide complet de la donation de son vivant.

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Comment le démembrement de propriété réduit-il la facture ?

Le démembrement consiste à séparer la nue-propriété (le droit de disposer du bien) de l’usufruit (le droit de l’occuper ou d’en percevoir les revenus). En donnant la nue-propriété de son vivant, on ne paie des droits que sur une fraction de la valeur du bien, fixée par le barème fiscal selon l’âge du donateur, et l’usufruit rejoint la nue-propriété au décès sans aucune taxation.

Définition du démembrement de propriété : division de la pleine propriété d’un bien en deux droits distincts. L’usufruitier utilise le bien et en perçoit les revenus (loyers, dividendes) ; le nu-propriétaire détient le capital et récupère automatiquement la pleine propriété à l’extinction de l’usufruit, le plus souvent au décès de l’usufruitier, sans droits supplémentaires (article 1133 du CGI).

La valeur fiscale de chaque droit dépend de l’âge de l’usufruitier, selon le barème de l’article 669 du CGI :

Âge de l’usufruitier Valeur de l’usufruit Valeur de la nue-propriété
Moins de 51 ans 60 % 40 %
De 51 à 60 ans 50 % 50 %
De 61 à 70 ans 40 % 60 %
De 71 à 80 ans 30 % 70 %
De 81 à 90 ans 20 % 80 %
Plus de 91 ans 10 % 90 %

Source : article 669 du CGI (impots.gouv.fr). Le barème complet démarre à 90 % d’usufruit avant 21 ans et décroît de 10 points par décennie.

Exemple chiffré. Un parent de 65 ans donne à son enfant unique la nue-propriété d’un bien immobilier de 300 000 €. À cet âge, l’usufruit vaut 40 % : la donation ne porte fiscalement que sur 60 %, soit 180 000 €. Après l’abattement de 100 000 €, la part taxable est de 80 000 € et les droits s’élèvent à environ 14 195 €. Au décès du parent, l’enfant devient plein propriétaire du bien, quelle que soit sa valeur à ce moment, sans un euro de droits supplémentaires. La transmission du même bien par succession aurait coûté environ 38 195 € : le démembrement économise ici près de 24 000 €, tout en laissant au parent l’usage du bien ou ses loyers jusqu’à la fin de sa vie.

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Quelles démarches accomplir après un décès ?

Le règlement d’une succession suit un calendrier précis : déclaration du décès sous 24 heures, information des organismes dans le mois, puis dépôt de la déclaration de succession et paiement des droits dans les 6 mois. Le notaire est obligatoire dès qu’il y a un bien immobilier, un testament, une donation antérieure ou plus de 5 000 € d’actifs.

Les grandes étapes, dans l’ordre :

  1. Dans les jours qui suivent : déclaration du décès en mairie (24 heures), organisation des obsèques, information de la banque qui bloque les comptes du défunt (le compte joint reste utilisable par le cotitulaire).
  2. Dans le mois : information des organismes (caisses de retraite, assurance maladie, employeur, assureurs, bailleur) et recherche d’un éventuel testament, notamment via le fichier central des dispositions de dernières volontés interrogé par le notaire.
  3. Dans les 6 mois : dépôt de la déclaration de succession auprès de l’administration fiscale et paiement des droits (12 mois si le décès est survenu hors de France). Au-delà, un intérêt de retard de 0,20 % par mois s’applique, puis une majoration de 10 % à compter du treizième mois. Un paiement fractionné ou différé peut être demandé, avec garanties et intérêts.
  4. Ensuite : partage des biens entre héritiers, à l’amiable ou, en cas de blocage, par la voie judiciaire.

Le rôle du notaire est central : il établit l’acte de notoriété (qui liste les héritiers et leurs droits), dresse l’inventaire, rédige l’attestation immobilière qui transfère la propriété des biens immobiliers, calcule et télétransmet la déclaration de succession. Ses émoluments sont réglementés par l’État et proportionnels à l’actif : ils suivent des barèmes dégressifs par tranche (de l’ordre de 1,548 % sous 6 500 € à 0,426 % au-delà de 60 000 € pour la déclaration de succession), auxquels s’ajoutent débours, droits et TVA (notaires.fr). Pour une succession de 300 000 € comprenant un bien immobilier, l’ensemble des frais de règlement représente le plus souvent quelques milliers d’euros, à distinguer des droits de succession eux-mêmes.

Chaque héritier conserve par ailleurs son option successorale : accepter purement et simplement, accepter à concurrence de l’actif net (protection contre les dettes) ou renoncer, ce qui permet notamment de laisser sa part à ses propres enfants.

Quelles erreurs coûtent le plus cher dans une succession ?

Les erreurs les plus coûteuses sont presque toutes des erreurs d’inaction : attendre 80 ans pour commencer à donner, laisser une clause bénéficiaire obsolète, ne jamais rédiger de testament en étant pacsé, oublier de déclarer les dons manuels, ou déséquilibrer les enfants sans le formaliser. Chacune se corrige facilement de son vivant et devient irréversible au décès.

  • Attendre trop longtemps pour donner. Le compteur des abattements se remet à zéro tous les 15 ans : chaque décennie d’attente est une fenêtre de 100 000 € par enfant définitivement perdue. Après 80 ans, le don familial d’argent de 31 865 € disparaît aussi.
  • Ignorer sa clause bénéficiaire. Un ex-conjoint encore désigné, un bénéficiaire décédé sans second rang, une clause vide : le capital retombe dans la succession et l’avantage de l’assurance-vie s’évapore.
  • Être pacsé sans testament. L’exonération fiscale du partenaire pacsé ne sert à rien s’il n’hérite de rien : sans testament, la loi ne lui attribue aucune part.
  • Verser massivement sur l’assurance-vie après 70 ans sans utiliser d’abord les autres leviers : au-delà de l’abattement global de 30 500 €, les primes réintègrent l’assiette taxable, alors que les donations et le démembrement restaient peut-être disponibles.
  • Oublier les dons manuels non déclarés. Un don d’argent jamais déclaré ressurgit au décès : il est rapporté à la succession, réévalué et taxé dans des conditions souvent moins favorables, avec un risque de conflit entre héritiers.
  • Négliger l’équité entre enfants. Des donations déséquilibrées et non formalisées se règlent au décès par le rapport et la réduction, au prix de conflits familiaux durables. La donation-partage, qui fige les valeurs au jour de la donation, prévient ce risque.

L’avis de la rédaction : la succession est le seul impôt qui se planifie sur 20 ans. Les familles qui transmettent avec une fiscalité minimale ne sont pas celles qui trouvent une astuce au dernier moment, mais celles qui ouvrent le dossier tôt : première donation avant 60 ans, assurance-vie alimentée avant 70 ans, clause bénéficiaire relue à chaque événement familial. Le calendrier fait plus que la technique.

Faut-il préparer sa succession seul ou accompagné ?

Les règles générales s’apprennent seul, mais leur combinaison ne s’improvise pas : le notaire est le professionnel compétent pour les actes (donations, testaments, démembrements) et le conseiller en gestion de patrimoine pour la stratégie d’ensemble (ordre des opérations, choix des enveloppes, équilibre entre transmission et train de vie). Aucun contenu en ligne, celui-ci compris, ne remplace cette analyse personnalisée.

La bonne répartition des rôles est la suivante :

  • Vous : clarifier vos objectifs (protéger le conjoint, aider les enfants maintenant ou plus tard, conserver vos revenus) et connaître les ordres de grandeur, ce que ce guide permet.
  • Le conseiller en gestion de patrimoine : chiffrer les scénarios, articuler donations, assurance-vie et démembrement avec vos besoins de revenus, notamment à l’approche de la retraite, où transmission et complément de revenus se pensent ensemble.
  • Le notaire : valider juridiquement et rédiger les actes, sécuriser l’équité entre héritiers, anticiper les situations particulières (famille recomposée, enfant vulnérable, entreprise à transmettre).

Un point de vigilance avant toute donation : ne jamais se démunir au point de fragiliser son propre avenir. Un capital conservé et bien placé continue de croître et finance la dépendance éventuelle ; notre simulateur de rendement d’un capital permet de mesurer ce que représente un capital conservé et placé sur 10 ou 20 ans, avant de décider ce qui peut être transmis.

Ces informations sont générales et ne constituent pas un conseil personnalisé. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

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Vos questions, nos réponses

Quel montant peut-on transmettre sans payer de droits de succession ?

Chaque enfant hérite de 100 000 € en franchise de droits (abattement personnel, article 779 du CGI). Un couple avec deux enfants peut donc transmettre 400 000 € sans imposition si chaque parent transmet 100 000 € à chaque enfant. L'assurance-vie ajoute jusqu'à 152 500 € par bénéficiaire pour les versements effectués avant 70 ans, hors succession.

Le conjoint survivant paie-t-il des droits de succession ?

Non. Depuis la loi TEPA de 2007, le conjoint marié et le partenaire de PACS sont totalement exonérés de droits de succession, quel que soit le montant reçu. Attention toutefois : le partenaire pacsé n'hérite pas automatiquement. Sans testament, il ne reçoit rien. L'exonération ne joue que sur ce que le testament lui attribue.

Quand faut-il payer les droits de succession ?

Au dépôt de la déclaration de succession, soit dans les 6 mois du décès (12 mois si le décès survient hors de France). Au-delà, un intérêt de retard de 0,20 % par mois s'applique. Un paiement fractionné sur 1 à 3 ans, voire différé pour la nue-propriété, peut être demandé à l'administration fiscale avec garanties.

L'assurance-vie échappe-t-elle toujours aux droits de succession ?

En principe oui, dans les limites de ses abattements propres : 152 500 € par bénéficiaire pour les versements avant 70 ans, 30 500 € au global pour les versements après 70 ans. Exception : les primes manifestement exagérées par rapport au patrimoine et à l'âge du souscripteur peuvent être réintégrées dans la succession par le juge.

Combien coûte un notaire pour régler une succession ?

Les émoluments du notaire sont réglementés par l'État et proportionnels à l'actif : la déclaration de succession suit un barème dégressif d'environ 1,548 % à 0,426 % selon les tranches, auquel s'ajoutent l'attestation immobilière le cas échéant, les débours et la TVA. Pour un actif de 300 000 € avec un bien immobilier, comptez le plus souvent quelques milliers d'euros.

Peut-on refuser une succession ?

Oui. Chaque héritier a trois options : accepter purement et simplement, accepter à concurrence de l'actif net (les dettes ne sont payées que dans la limite de ce qui est reçu), ou renoncer. La renonciation, enregistrée au tribunal ou chez un notaire, est utile face à une succession déficitaire ou pour transmettre directement à ses propres enfants.

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